Vous avez peut-être déjà envisagé d’aller travailler à l’étranger, sans pour autant vous en donner vraiment les moyens. C’est le cas de nombreux cadres.

En effet, pour beaucoup qui s’imaginent travailler à l’étranger, c’est d’abord le côté folklorique qui vient à l’esprit. Le dépaysement. Le tourisme. L’aventure. Les nouvelles rencontres, etc.

Pourtant quel que soit le pays qui nous fait rêver, réussir son expatriation est un challenge qui n’est pas toujours aisé à relever. Et pour cause, d’un pays à un autre, de nombreux paramètres décisifs pour votre intégration diffèrent.

Le rapport au temps de travail, à la hiérarchie. Le jugement des comportements en entreprise, la culture sociale appliquée à celle de l’entreprise, la relation-clientèle ou encore la dose de bureaucratie.

C’est pourquoi, quand on envisage d’aller travailler à l’étranger, on se doit de se pencher pleinement sur la question. Il faut mûrir sa démarche pour éviter des déconvenues.

 

Bien peser ses raisons

Il est judicieux de commencer par mettre ses motivations sur papier. Même si c’est clair dans votre esprit, le mettre en mots sur du papier vous aidera à voir plus clair et peut être passer à l’action… ou repousser celle-ci de quelques temps.

Vous devez également avoir une idée claire de ce qui vous empêcherait de vous lancer : l’entourage, la carrière actuelle, le manque de moyens ?

Mais dans le même temps, si vous pensez vraiment aller travailler à l’étranger, c’est peut-être que ces obstacles sont surmontables, non ?

 

Se donner les moyens d’aller travailler à l’étranger

La démarche qui conduit à travailler à l’étranger passe par 3 étapes très pragmatiques :

1/ Choisir le pays vers lequel on souhaite orienter sa carrière professionnelle. Déjà, quel continent : L’Amérique ? L’Asie ? Ou alors l’Afrique et les 5 pays où les expatriés qui s’y installent ne reviennent jamais ?

2/ Postuler aux offres d’emploi et organiser des entretiens en vidéoconférence

3/ Trouver une solution de logement provisoire (un mois) à l’étranger. Une fois sur place, la priorité sera de trouver un logement stable si ce n’est pas déjà le cas.

4/ Acheter un billet d’avion, faire ses valises et partir

5/ N’oubliez pas de dire ‘Au revoir président’ à votre boss si vous êtes encore sous contrat ici. En d’autres termes, démissionnez, saisissez un plan de départ, etc.

 

Tout ceci doit être planifié longuement. Il faut mettre des sous de côté car même dans des pays avec un niveau de vie inférieur, l’argent coule toujours plus vite à l’étranger.

Enfin, faites plus de sport et mangez mieux. Oui, ça aide à réduire les effets du stress liés au changement de vie.

 

Saisir les opportunités où elles se trouvent

Chaque ville a un niveau de développement et d’opportunités différent selon le secteur d’activité.

De la Silicon Valley (Etats-Unis) à la City (Royaume Uni), en passant par tant d’autres métropoles, il se peut que votre profil soit activement recherché quelque part ailleurs dans le monde.

Alors pourquoi se contenter de chercher la perle rare à 5 min de chez soi quand on peut se vendre au prix fort dans une autre ville où notre profil est roi?!

 

Vivez l’expérience du travail à l’étranger à fond

Pour ceux qui sautent le pas, partir travailler à l’étranger s’avère être une expérience enrichissante pour de multiples raisons.

 

Autonomie et développement personnel

Que ce soit dans le cadre d’un stage, d’un CDD/CDI, ou bien d’une période d’étude. Une expérience délocalisée permet en général de découvrir d’autres façons de travailler, d’étudier ou même de voir le monde.

Cela donne accès à d’autres méthodes, d’autres façons d’appréhender une situation donnée, d’autres formes d’organisation.

En somme c’est une excellente façon d’enrichir ses compétences et de développer sa capacité d’adaptation.

 

L’apprentissage de nouvelles langues

Bien souvent on se refuse à de nouvelles expériences professionnelles qui nous tendent les bras par peur de ne pas pouvoir relever le défi de l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Et pourtant à l’ère de la mondialisation, la maîtrise d’au moins une langue internationale vivante en plus de sa langue maternelle est un atout qu’il vaut mieux avoir dans son sac.

 

Ouverture culturelle enrichissante

Quitter ses terres pour aller conquérir le monde c’est l’opportunité de s’imprégner et de s’enrichir d’autres modes de vie, d’us et coutumes.

Rien de tel qu’un mélange de cultures pour faire d’une expérience professionnelle une véritable aventure humaine.

Certes les péripéties qu’on rencontre au début de telles aventures peuvent parfois être déstabilisantes. Mais le jeu en vaut largement la chandelle.

L’obligation de réseautage vous poussera à être en contact perpétuel avec la culture des lieux, et vous pourrez vous découvrir des sources de plaisir insoupçonnées dans lesquelles vous puiserez votre épanouissement dans ce nouvel environnement de travail.

Vous vous découvrirez aussi vous-même et développerez votre esprit d’ouverture et de tolérance.

 

Il n’est pas dit que la vie d’un cadre doive être monotone. Si vous pensez déjà à partir au loin, c’est que le moment de le faire n’est plus loin. Considérez cela comme une occasion supplémentaire de cumuler des compétences en vous ouvrant à de nouveaux défis.

John Goddard a écrit, lorsqu’il n’avait que 15 ans, les 127 expériences qu’il voulait vivre au cours de son existence. Toute une liste de souhaits à exaucer, et aujourd’hui il lui reste 16 buts à atteindre avant d’avoir terminé.

Cela laisse rêveur. Mais s’il y a bien une chose à retenir, c’est qu’à cette époque, John Goddard ne savait pas comment il allait réaliser toutes ces choses. Cependant, ce qu’il savait au plus profond de son cœur, c’est qu’il allait le faire.

À vous d’aller au bout de vos aspirations.