Négocier est le moyen le plus sûr de parvenir à ses fins, surtout lorsqu’on parle de salaire.

La négociation salariale est un véritable exercice d’équilibriste. Obtenir un résultat satisfaisant vous demandera une certaine agilité d’esprit.  A vous de mettre toutes les chances de votre côté.

 

On enseigne à beaucoup, dès le bas âge, que l’argent est un sujet tabou, qu’on ne devrait pas en parler à tout va, qu’on devrait garder jalousement les détails de son revenu… au point où même les chercheurs d’emploi évitent cette question lors de leurs entretiens. C’est une erreur qu’il vaudrait mieux éviter de commettre. Il n’y a aucun mal à demander, et encore, lorsqu’il s’agit d’une hausse éventuelle de salaire.

Cela fait plusieurs mois/années que vous vous investissez dans votre travail. Vous vous donnez à fond en espérant joindre les deux bouts et pourtant vous avez la sensation que votre salaire n’est pas à la hauteur de ce que vous accomplissez comme performances. Vous êtes décidé à demander une augmentation de salaire. C’est bien. Cependant, ça peut être tout un exercice, et il ne faut pas se rater.

 

Voici 3 erreurs à éviter lorsque vous allez négocier votre hausse salariale :

 

1. Ne pas savoir combien vous valez sur le marché

Avant de vous lancer dans un projet de négociation d’augmentation de paye, il est important, voire indispensable, d’avoir certaines informations. Renseignez-vous sur ce que valent vos compétences sur le marché. Internet a démocratisé la connaissance de nos jours, donc il est plus facile aujourd’hui de trouver en ligne des sujets portant sur les grilles salariales.

Vous avez aussi les syndicats, les corps de métiers, les conventions, qui peuvent vous orienter comme il se doit. Vous n’avez donc aucune excuse, si vous n’avez aucune idée du salaire approximatif que méritent vos compétences. Vous devez faire une veille sur les salaires pratiqués en fonction du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise, de la région, de l’expérience, de l’ancienneté, du niveau de responsabilités ou encore de la tranche d’âge.

Les entreprises peuvent utiliser des titres différents pour des postes comparables. Regardez les fiches de postes, les descriptions de tâches pour évaluer le degré de correspondance d’avec votre profil, et voyez combien on paye.

 

2. Ne pas préparer d’argumentaire

Ne vous dites pas que vous allez juste y aller à l’inspiration. Non. Vous devez préparer argumentaires et contre-argumentaires en anticipant sur un maximum d’éventualités. Il est essentiel de prouver votre compétence en vous référant à des éléments factuels, qualitatifs et quantitatifs, sur une période donnée.

Votre argumentaire doit faire la différence. Evitez les déclarations toutes faites, du genre « Je pense mériter plus que… », ou « ce que je gagne actuellement est trop bas… ». Adoptez plutôt une position soutenue par une démonstration claire que vous savez de quoi vous parlez, avec des faits.

Vous devez être en mesure de mettre en avant la valeur ajoutée de votre travail en termes d’augmentation de gains, de réalisation d’objectifs au-delà des attentes, d’économie d’échelle, d’évitement d’erreurs, d’amélioration de la qualité, de la satisfaction clients, de prise d’initiatives ou de responsabilités supplémentaires, d’amélioration du climat social, etc.

Si votre recherche démontre que les salaires moyens dans votre domaine et dans votre ville sont supérieurs à ce qu’on vous offre, présentez vos arguments avec confiance Vous n’avez pas besoin de vous humilier ou encore de vous rabaisser pour démontrer que vous êtes flexible.

 

3. Etre inflexible

En toute circonstance, soyez souriant(e) et calme. Vous devez rester positif (ve). Faites preuve de diplomatie et de flexibilité (de souplesse), cela reste le meilleur moyen d’arriver à une issue au terme de la négociation. Une négociation implique toujours des concessions, qu’il s’agisse de vous ou de votre interlocuteur, des concessions de la part de chacune des parties est primordiale, pour aboutir à un accord.

Rester sur vos positions ne contribuera qu’à envenimer l’échange et pourrait mettre fin à la discussion de manière prématurée. Réfléchissez, au préalable, à toutes les possibilités de concession. Gardez surtout à l’esprit que votre interlocuteur est en position de force, et n’oubliez pas que bien souvent, il n’acceptera jamais votre première proposition.

N’oubliez pas : c’est une négociation. Après quelques rondes de pourparlers, vous pourriez déjà avoir une idée claire d’une potentielle issue. Il est déplacé de camper sur un seul argument tout en exigeant une augmentation. Cela pourrait donner l’air de quelqu’un qui n’est, dans l’ensemble, pas satisfait dans son boulot.

Si après quelques rondes de négociations, vous n’êtes toujours pas satisfait de l’offre qui vous est faite, il serait peut-être temps pour vous de voir la vérité en face : soit cet emploi n’est pas fait pour vous, soit l’entreprise ne peut vraiment pas faire mieux pour le moment et vous devez accepter l’offre qui vous est faite, pour une période définie.

 

Avez-vous négocié une hausse de salaire récemment ?

Les augmentations de paye font partie de la vie des entreprises. Si les demandes ne manquent pas, il est important que la vôtre se démarque ne pensez-vous pas ? Il est donc important de ne pas y aller à l’aveuglette : vous devez connaître votre valeur moyenne sur le marché, préparer un argumentaire solide basé sur des faits, et rester flexible parce qu’après tout, on parle bien de négociation – vous devez céder du terrain sur un plan pour en gagner sur un autre plan.

Si vous négociez souvent, vous devez certainement avoir des « parades ultimes ». N’hésitez pas à nous partager votre expertise en nous proposant un article qu’on publiera.