L'amour, le temps, la mort : 3 Rendez-vous immanquables !

Il a fallu le premier regard de mon enfant pour que je comprenne quel était le sens de ma vie. Quelle savoureuse découverte.

D’autres verront la vie leur filer entre les doigts sans qu’ils n’aient trouvé un quelconque intérêt dans ce long interlude parmi les vivants. Quelle désastreuse aventure.

Elle est curieuse cette vie. On y arrive singulièrement différents les uns des autres et pourtant nous sommes tous tenus par une seule et même équation : on cherche l’amour, on veut plus de temps et on a peur de la mort.

 

L’amour comme on respire

L’amour c’est le sentiment suprême. L’amour guide notre existence à chaque instant.

Ce qu’on mange. Ce qu’on boit. Comment on s’habille. Les passions qu’on a et celles qu’on aura jamais. Le métier qu’on fait mais aussi celui qu’on ne fera plus. Les amis qui nous accompagnent et ceux dont on s’éloigne. Le bébé qu’on met au monde, comme une évidence. Et ce bébé qu’on n’aura jamais, mais qu’on a tant rêvé d’aimer. L’enfant qu’on éduque, jusqu’à l’âge adulte. L’enfant devenu adulte, qui nous couve de sa gratitude. La main tendue à un inconnu. La reconnaissance d’un inconnu qui vous doit une main tendue. L’oreille qu’on prête à celui qui veut être écouté. La porte qu’on ferme à celui qu’on cesse d’aimer…

Tout ce qui fait notre quotidien se décide au nom de l’amour. Et bien souvent, l’amour est intimement lié à la confiance.

Certains font confiance par défaut, jusqu’à ce qu’ils rencontrent une déception. Confiance à l’autre, confiance à un projet, confiance à l’avenir. Il parait qu’ils ont raison. Ils prennent des risques. Vivre c’est risquer, qui n’a pas risqué n’a pas vécu.

D’autres sont méfiants par défaut, jusqu’à ce qu’ils aient une bonne raison de faire confiance. Ils n’ont peut-être pas tort. Mais il est certain qu’ils se donnent moins d’opportunités. Moins d’opportunités de rencontrer les personnes qui marquent une vie. Moins d’opportunités d’aller à la rencontre de leur destin.

De toute évidence il ne faut pas une bonne raison pour aimer. Mais l’amour doit être la raison pour laquelle nous faisons toute chose. Comme choisir l’homme ou la femme qui partagera une partie de notre existence, choisir le travail pour lequel on se lèvera tous les matins, etc…

Tous les choix qu’on fait par amour, tôt ou tard, l’amour nous le rend bien.

 

L’élasticité du temps

En principe la vie dure longtemps. Par contre le temps lui, passe bien trop vite.

Et pourtant quelle que soit la durée de la vie, elle nous laisse suffisamment de temps pour qu’on puisse la remplir de nos sourires, nos rires, nos larmes, nos rêves, nos passions, nos espoirs, nos déceptions, notre amour.

Puisque c’est la somme de ces émotions qui influence l’élasticité du temps, alors ce temps semble penser encore plus vite lorsqu’on est heureux, quand il semble traîner des pieds au point de s’arrêter lorsqu’on est contrarié.

C’est donc une chance de penser à son âge et d’avoir la sensation que le temps est vite passé, malgré tout. Déjà 20 ans. Déjà 30 ans. Déjà 40 ans. Déjà 60 ans…

Etant acquis qu’à l’échelle d’une journée, d’une semaine ou même d’une année nous avons par nature un mal fou à réaliser si ce laps de temps nous a apporté plus de joie que de peine. L’appréciation globale qu’on a du rythme du temps n’est-elle pas un baromètre fiable du bonheur dans notre vie ?

Quoiqu’il en soit, le fait que nous ayons un temps de vie limité nous oblige.

Cela nous oblige à faire, pour donner un sens aux choses.

Cela nous oblige à faire ce qu’on aime pour se donner encore plus de chances d’être heureux.

Cela nous oblige à rendre utile le temps qui passe, afin qu’il ne passe jamais pour rien.

C’est pourquoi on se fixe des objectifs annuels, mensuels, hebdomadaires, journaliers… Qui servent des projets quotidiens, hebdomadaires, mensuels, annuels… Des projets de vie.

 

La mort, ce saut vers l’inconnu

Je n’ai pas trouvé d’autre moyen d’appréhender la mort qu’en me demandant si aujourd’hui devait être mon dernier jour sur terre, est ce que je serais fier de la vie que j’ai vécue?!

Tant que je répondrai oui à cette question, alors je pourrai me coucher, fermer les yeux, sans avoir peur de ne plus jamais les rouvrir.

Je reste convaincu qu’on peut chasser la peur de la mort par l’intensité qu’on donne à sa vie. La vie se remplit de la conquête de ses rêves. Et une fois qu’elle est pleine, il n’y a plus de place pour la peur de partir.

Bien sûr à se dire qu’on va vivre chaque jour de sa vie comme si c’était le dernier, il y a bien un jour où on finira par avoir raison. Ça sera le dernier. Mais sans doute pour vos proches et les générations qui suivront, ce sera le premier jour du souvenir de ce que vous aurez accompli.

 

Faut croire que les données de notre équation sont extrêmement liées. L’amour guide notre vie. Notre vie est d’autant plus belle qu’on rend chaque instant utile. Une vie bien remplie nous met en paix avec la mort. La belle vie.

 

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