C’est avec humour et fermeté que la dessinatrice bloggeuse Emma, a croqué la « charge mentale » des femmes.  Charge mentale face aux tâches domestiques parfaitement illustrée dans sa bande dessinée intitulée « Fallait Demander ».

Emma est reconnue pour mettre le doigt sur les situations du quotidien qui nous semblent fortuites voire normales. Et une nouvelle fois, elle a dans le mille.

 

Ce fardeau sournois nommé charge mentale

Avec plus de 200 000 ‘’likes’’ et 60 000 partages sur Facebook, les planches d’Emma ne sont pas passées inaperçues.

Celles-ci retracent le parcours quotidien de plusieurs couples en proie à la gestion, l’organisation et la planification obligatoire et constante des tâches ménagères à la maison.

Pour illustrer son propos, elle met en scène le quotidien des couples dans l’accomplissement des travaux ménagers.

 

« Très souvent le partenaire attend de sa compagne qu’elle lui demande de faire des tâches. En fait, c’est qu’il la voit comme la responsable en titre du travail domestique »

 

Le partage des tâches ménagères entre les hommes et les femmes évolue, c’est une certitude. Pour autant, il reste encore une immense marge de progression.

« Les femmes doivent aussi lâcher stratégiquement pour que les hommes puissent prendre le relais » rétorque Emma.

L’évolution passera par là. D’autant qu’il se dit que les couples qui partagent les tâches ménagères restent plus longtemps ensemble. Alors, la question de la charge mentale ne peut plus être considérée comme un problème essentiellement féminin.

 

« Mes dessins ne sont pas très jolis mais ils parlent…ils parlent tellement qu’ils éveillent les consciences endormies. »

Emma se présente comme la voix des sans voix avec ce travail. Car de nombreuses femmes acceptent cette charge mentale comme un état de fait.

Beaucoup d’articles ont fleuri depuis la parution de « Fallait demander ». Des articles traitant du sujet au point de se faire les porte-voix de la cause. Malgré cela, un long chemin reste à faire. Faut-il encore sortir le sujet de l’entre-deux des foyers et le porter auprès des politiques. Qu’ils s’en saisissent.

En effet, une jeune mère doit pouvoir compter sur le support de son conjoint à la naissance de leur enfant. Faudrait encore que le congé paternité soit suffisamment long pour le permettre.

Aussi, il faut lutter contre ces stéréotypes qui s’installent dès la tendre enfance. Aussi bien dans les foyers qu’à l’école. L’État à donc son rôle à jouer.

 

Kliner s’inscrit comme un acteur majeur du service à domicile. Nous sommes convaincus qu’en donnant la possibilité de recourir à une aide ménagère en un simple clic, nous allégeons quelque peu la charge mentale de bien de foyers.