« Hexaco », l’un des tests psychométriques les plus scientifiques qui soit, fait ressortir les 6 dimensions majeures d’une personnalité (faire le test).

Grâce à des millions de données recueillies, ils ont pu établir que généralement, les personnes qui mènent à la réussite des projets majeurs dans leur vie, sur-performent sur un critère appelé « la conscienciosité ».

La conscienciosité se compose de 4 éléments qui, par déduction, sont donc les 4 premiers facteurs qui conditionnent la réussite de tout projet.

La bonne nouvelle, c’est de savoir que pour chacun d’eux il y a un plan B si jamais ils ne font pas partie de votre personnalité intrinsèque.

 

1. Le perfectionnisme. Pour réussir, il faut être perfectionniste.

Bien qu’il soit courant de dire que ‘la perfection n’est pas de ce monde’, pour autant la quête de perfection doit être un objectif constant à chaque fois que vous faites quelque chose d’important. Cette quête se retrouve dans tous les grands accomplissements que nous connaissons.

Réalisez-vous qu’il faut pas moins de 133 points de concordance pour qu’un visage soit reconnu sur un portrait (peinture, dessin…) ou par un logiciel de reconnaissance faciale ? Il suffirait qu’un seul point diffère pour que le visage puisse représenter quelqu’un d’autre. Imaginez donc la quête de perfection que cela implique pour un peintre à chaque fois qu’il essaie de brosser un portrait fidèle au modèle !

La méthode ‘Six Sigma’, née dans les usines américaines de Motorola il y a des dizaines d’années, fixe un seuil en dessous duquel la qualité est jugée acceptable : 3 défauts tolérés sur 1 million d’unités produites. Grâce aux résultats obtenus, elle se vulgarise dans différentes industries, comme l’aéronautique.

Et s’il y a bien une raison pour laquelle les avions ne s’écrasent pas (ou presque), c’est grâce à cette quête infinie de perfection : moins de 3 défauts sur 1 million de vérifications !

Pour les avions comme pour tout projet important, la quête de perfection doit être une constante. C’est elle qui distingue l’élite de l’excellence. C’est elle qui bien souvent, sépare les petites victoires des grandes réussites.

Réussite Perfectionnisme Six sigma

 

2. L’organisation. Pour réussir, il faut être organisé.

Khalil Gibran dans le livre ‘Le prophète’ disait qu’il n’y a pas de vent favorable pour celui qui marche sans direction.

Tout projet commence par une vision. Mais cette vision n’est rien si on n’établit pas un plan pour la matérialiser.

Ce plan est vain si on ne se fixe pas des paliers annuels à franchir. Ces paliers sont sans intérêt si on ne définit pas des objectifs mensuels à poursuivre. Ces objectifs mensuels n’ont de poids qu’accompagnés d’objectifs quotidiens qu’on s’efforce à atteindre.

En fait, des rêves sans objectifs ne sont que des rêves. Ils ne se réalisent pas. Pour qu’ils se réalisent, il faut planifier leur concrétisation en ne comptant pas les jours, mais en faisant que chaque jour compte.

C’est pourquoi il est recommandé d’avoir une routine matinale dans laquelle on prend systématiquement quelques minutes pour définir les objectifs de la journée. Et derrière ces objectifs, les tâches à effectuer pour que la journée soit réussie.

L’intérêt de la méthode est simple. Le soir venu il est toujours réconfortant de savoir qu’on a réussi à faire ce pour quoi on s’est levé le matin.

Et même si différentes choses perturbent le déroulé d’une journée, vous savez que tant que vous réussissez à effectuer les principales tâches assignées, vous mettez une pierre de plus dans la construction de votre projet.

 

3. L’assiduité. Pour réussir il faut être assidu.

Derrière chaque grande réussite, se cache une immense somme de travail. Et la facilité serait de contempler un aboutissement en oubliant le chemin de labeur qui l’a précédé.

En effet, trop souvent encore, on s’imagine atteindre un résultat sans devoir investir l’effort de travail constant que cela implique. Et il y a une histoire qui illustre parfaitement cette notion d’assiduité au travail.

C’est l’histoire d’un élève de karaté hyper athlétique et talentueux qui va voir son maître et lui dit :

– Maître, je veux devenir ceinture noire. Qu’est ce que je dois faire ?

Le maître lui répond :

– Si tu veux que je t’aide à devenir ceinture noire, je veux que tu viennes t’entraîner deux fois par semaine et 2 heures à chaque fois. Comme tu es talentueux, en 4 ans, tu seras ceinture noire.

L’élève lui répondit :

– Oh ça prend beaucoup trop de temps ! 4 ans ?! Moi je pensais  qu’avec un entrainement par semaine en un an ça aurait suffit. Je préfère me débrouiller moi même.

Et cet élève ne devint jamais ceinture noire… Plus tard dans l’année, un autre élève moins talentueux, moins athlétique, vient voir le maître :

– Maître, je veux devenir ceinture noire. Que je dois faire ?

Le maître lui dit :

– Vu ton physique frêle et ta mauvaise technique, si tu veux que je t’aide à devenir ceinture noire il va falloir que tu viennes t’entrainer 4 fois par semaine, 3h à chaque fois et pendant 6 ans.

L’élève lui répondit :

– C’est tout ? Je commence quand ?

Et c’est ainsi que 6 ans plus tard, il obtenait sa ceinture noire.

 

4. La prudence. Pour réussir, il faut être prudent.

La prudence s’entend comme l’aptitude à prendre les bonnes décisions. Ce critère est fondamental car c’est lui qui va déterminer le temps que prendra la réalisation de tout projet.

Prendre une bonne décision c’est comme trouver un raccourci vers une destination. À contrario prendre une mauvaise décision, c’est comme si on choisissait le chemin le plus long. Et plus les mauvaises décisions s’enchainent, plus le chemin se rallonge.

Au final, tout le monde prend un jour des mauvais décisions. Elles ne sont pas pour autant synonymes d’échec tant qu’on a l’organisation, l’assiduité et la quête de perfection nécessaires pour retrouver le bon chemin.

 

5. La résilience. Pour réussir il faut être résilient.

Ce facteur ne fait pas partie de la conscienciosité définie par le test Hexaco. Pour autant, dans ce monde qui va de plus en vite, où la compétition est de plus en plus rude et où la pression est de plus en plus forte, la résilience s’avère être la mère de tous les critères de réussite.

Il y a une différence majeure entre être déterminé (assidu selon Hexaco) et être résilient. Le déterminé est préparé à endurer toutes les difficultés annoncées sur son chemin. Tandis que le résilient, en plus d’être déterminé, il est aussi préparé à endurer toutes les difficultés imprévues qui l’attendent sur le chemin.

Et c’est l’histoire de la course de la vie. L’obligation de se relever quelles que soient les difficultés que la vie jettent sur votre chemin. Que ces difficultés proviennent de mauvaises décisions passées ou qu’elles soient juste sur votre chemin parce que le destin les y a mises, il n’y a pas d’excuses.

Il y a toujours un ressort en vous pour vous permettre de surmonter tout handicap. La vidéo ci-dessous l’illustre parfaitement.

A regarder jusqu’à la fin (pensez à activer le sous-titrage sur votre lecteur Youtube).

 

Restez déterminés !