Il existe des centaines de raisons pour lesquelles des entrepreneurs peuvent abandonner leur projet d’entreprise avant qu’il n’ait atteint les sommets rêvés. L’une d’elles c’est la perte de perspective.

Quelques symptômes ? Les chiffres de ventes sont en dessous des prévisions, les factures s’amoncellent sur le bureau, l’administratif est de plus en plus pesant, l’ouverture du courrier est une épreuve. On se sent dépassé, on n’arrive plus à visualiser la ligne d’arrivée.

La survie des entrepreneurs naviguant en eaux troubles passe d’abord par leur capacité à garder le cap. Et quoi de mieux pour garder le cap que de se rappeler les différentes étapes qui construisent un succès.

 

Étape 1, la survie : le cimetière des entrepreneurs

Tout nouveau projet d’entreprise passe par cette étape.

À ce stade on ne fait pas encore de bénéfices voire on ne génère pas encore de chiffre d’affaires. Pour ceux qui en génèrent, l’effort nécessaire pour y arriver est disproportionné.

Les entrepreneurs sont souvent seuls, travaillent 80 à 100 heures par semaine, et ne se versent pas de salaire. L’équilibre social et familial est délétère.

Surmenage entrepreneurs

Malheureusement c’est l’étape à laquelle la plupart des entrepreneurs ne survit pas. Pourtant c’est une phase d’écrémage nécessaire à la construction d’une entreprise à succès.

Elle permet précisément de vérifier que son business plan est en adéquation avec les réalités du marché. C’est l’occasion d’ajuster sa stratégie, de corriger les erreurs d’appréciation liées au démarrage, d’étoffer ses qualités de dirigeant et aussi, de réaliser l’importance de ses proches dans sa quête d’accomplissement.

C’est donc une étape normale dans la vie d’une entreprise. Faut-il encore savoir comment rester en vie en attendant que votre entreprise ne soit profitable.

 

Étape 2,  la sécurité : l’oasis dans la traversée du désert

C’est une étape importante dans le parcours entrepreneurial car elle permet aux entrepreneurs qui y arrivent de reprendre leur souffle après avoir survécu au démarrage.

La sécurité représente l’étape où son projet a rencontré son marché. Mais l’entreprise ne génère pas encore tout son potentiel de chiffre d’affaires faute – entre autres – à un manque de notoriété auprès de son public cible, à une équipe pas encore suffisamment structurée pour permettre à l’entreprise d’actionner tous les leviers de succès sur son marché.

Dans cette phase, les entrepreneurs réussissent à se verser un salaire, souvent même déjà confortable. Ils travaillent 60 à 80 heures, ont une vie sociale et familiale de meilleure qualité. L’entreprise paie ses factures, bien qu’elle consacre une partie de ses revenus à solder les dettes nées de la phase précédente.

Cette étape est un carrefour décisif qui offre trois issues :

1.  L’entrepreneur peut s’endormir sur ses lauriers, appréciant une certaine qualité de vie retrouvée, sans plus prendre les décisions nécessaires à l’évolution de son entreprise. En règle générale, au premier imprévu (arrivée d’un concurrent, évolution de la législation, etc.) c’est le retour à l’étape de survie, puis le dépôt de bilan.

2. L’entrepreneur reste alerte sur la dynamique de son entreprise mais n’arrive pas à trouver les clés pour lui faire passer un cap. Il stagne. Le chiffre d’affaires ne progresse pas aussi vite que souhaité, tiraillé entre les nouveaux clients qui apportent un bol d’air et les clients néfastes qui consomment trop d’énergie.

3. L’entrepreneur arrive à trouver les clés pour continuer à faire grandir son entreprise. Exploitation du plein potentiel sur son marché cible, pénétration sur des nouvelles niches, diversification… La voie royale vers le succès.

 

Etape 3, le succès : quand tout devient plus facile

Le succès est l’étape où les entrepreneurs obtiennent pleinement leur retour sur investissement.

Ils ont investi leur argent, leur temps, ont mis en péril leur santé, leur vie familiale, sociale. Tout d’un coup, les récompenses arrivent bien au delà de ce qu’ils espéraient.

À ce stade les entrepreneurs gagnent leur vie plus que confortablement. Ils ont découvert le pouvoir de faire moins, en travaillant pas plus de 40h par semaine tout en étant encore plus productif.

Pour l’entreprise la question n’est plus de savoir si le carnet de commandes sera rempli. Le défi est désormais de veiller à ce que la structure puisse toujours apporter la valeur ajoutée aux clients avec un niveau d’exigence qui la rende unique.

Ça reste la condition sine qua none pour entretenir le succès et même se projeter vers l’étape d’après, le graal.

 

Étape 4, le rayonnement : impacter positivement le monde

Tous les entrepreneurs à succès ne se soucient pas de la trace qu’ils laissent derrière eux.

Pourtant avec leur parcours, ils sont tous susceptibles d’influencer le monde de façon plus profonde en essayant non plus seulement de faire tourner une économie. Mais aussi de laisser un héritage capable de changer positivement le destin de millions de personnes.

Oeuvres caritatives, responsabilité écologique, mentorat, ponts d’accès à l’emploi pour les étudiants… Les possibilités sont nombreuses pour tout entrepreneur à succès qui souhaite être une inspiration pour d’autres.

Les entrepreneurs qui oeuvrent dans ce sens se donnent ainsi la possibilité de boucler la boucle. Ils ont appris, ils ont rêvé, on les a aidés, ils ont réussi. À présent ils rayonnent, ils apprennent à d’autres.