Dan Lock, entrepreneur multimillionnaire, fait une métaphore intéressante au sujet des dettes, dans une de ses vidéos de mentorat…

« Une dette est comme une épée. C’est une arme. Vous pouvez l’utiliser pour protéger votre famille. Mais vous pouvez aussi vous blesser en vous en servant. »

Le message ? Le recours aux dettes est positif ou négatif en fonction de ce qu’on en fait !

En effet dans la vie de tous les jours, on rencontre beaucoup de gens avec des idées arrêtées sur le recours aux dettes.

Selon le profil psychologique ou l’éducation reçue, on entend souvent :

Moi j’évite les dettes autant que possible, je déteste l’idée d’être endetté. Si je veux quelque chose, je préfère économiser et me le payer quand je pourrai.

Là où d’autres personnes disent :

Je n’ai aucun souci à m’endetter tant que ça me permet de financer mes projets.

Force est de constater que ces deux approches, à défaut d’être mauvaises, sont incomplètes.

 

Les deux types d’endettement : les bonnes dettes et les mauvaises dettes

Voici un principe simple pour savoir si une dette que vous souscrivez est bonne ou mauvaise.

Avant de vous endetter, posez-vous une question : Est-ce que cette dette va me permettre de créer de la richesse ?

À chaque fois que la réponse sera OUI, vous serez en face d’une bonne dette. Dans tous les autres cas, il s’agira d’une mauvaise dette.

Exemples…

 

1/ J’emprunte de l’argent pour acheter une maison dans le but d’y habiter ou à but locatif => BONNE DETTE

L’achat immobilier permet de créer de la richesse dans ce sens qu’il permet de constituer un patrimoine qui ne se dévalorise (dans des proportions importantes) que dans de rares cas.

De plus, si on a l’opportunité de le mettre en location, cela équivaut à faire rembourser sa dette par quelqu’un d’autre. Opération 100% gagnante !

 

2/ Je m’endette pour acheter une voiture…

Si la voiture est vraiment nécessaire/indispensable pour se rendre au travail dans de bonnes conditions ou si elle a une valeur symbolique utile pour l’accès à certains milieux d’affaires => BONNE DETTE !

Si la voiture sert juste à se faciliter la vie au quotidien et qu’elle n’est pas utilisée pour le bien d’une activité créatrice de richesse => MAUVAISE DETTE !

 

3/ Je suis un chef d’entreprise et j’emprunte pour développer mon activité…

Admettons que cet entrepreneur s’endette pour financer un projet qui va permettre à son entreprise d’augmenter son chiffre d’affaires.

S’il fait de bons achats et prend les bonnes décisions pour que son investissement produise les effets escomptés => BONNE DETTE !

Si par contre il ne dépense pas son emprunt intelligemment de telle sorte que l’investissement ne puisse produire les effets attendus => MAUVAISE DETTE !

 

Il est donc temps de sortir de certains principes financiers selon lesquels tous les crédits à la consommation seraient des mauvaises dettes. Et que de l’autre côté, seul l’emprunt au titre d’un investissement immobilier constituerait une bonne dette.

Quiqu’on soit, au fur et à mesure qu’on évolue au sein de la pyramide de l’accomplissement, on se retrouve à un moment ou un autre à recourir à des bonnes dettes et aussi à des mauvaises dettes.

C’est l’état d’esprit et la culture de chacun qui va déterminer la façon dont on s’acquittera de ses dettes.

 

L’endettement peut conduire à l’enrichissement

Peu importe comment on en est arrivé là. On y est, c’est fait.

Quand on se retrouve couvert de dettes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, le réflexe courant est d’adopter une attitude défensive. En d’autres termes on réorganise sa vie, on se prive autant que possible, de manière à allouer un budget fixe au remboursement des dettes.

Les personnes qui optent pour cette approche se retrouvent bien souvent dans un état de stress conséquent. Des difficultés constantes à finir le mois, voire même à le commencer.

Si de plus le budget dédié au remboursement des dettes représente plus de 40% des revenus*, la pression est encore plus forte et la qualité de vie se retrouve dégradée pour des années.

Afin d’éviter cette spirale négative, il faut regarder ses dettes en face, avec sang-froid et un état d’esprit conquérant.

Une fois le bon état d’esprit en place, voici 3 conseils à mettre en oeuvre pour en finir avec ses dettes, surtout les mauvaises.

 

1. Efforcez-vous d’augmenter vos revenus et non de diminuer votre endettement

On le sait, la dette peut être une source de stress handicapant.

Alors posez-vous une question. Avec vos revenus actuels combien de temps vous faudra-t-il pour rembourser toutes vos dettes ? 6 mois, 2 ans, 10 ans, 20 ans ? Êtes-vous prêts à passer les 2, 10, 20 prochaines années à gérer ce stress ?

Si vous répondez NON, alors vous devez vous concentrer dès maintenant à trouver une solution pour augmenter vos revenus et rembourser vos dettes plus rapidement.

Pour ce faire, que vous soyez salarié ou entrepreneur, une des techniques employées par de nombreux self made men, est de prendre appui sur une qualité intrinsèque que vous avez pour générer de la valeur et donc des revenus.

Par qualité intrinsèque on entend ici une qualité qui ne nécessite pas d’investissement financier pour l’exploiter.

Par exemple je suis actif ou au chômage et j’ai la capacité d’enseigner les mathématiques, le français ou autre. Ou encore j’ai un talent pour être moniteur de ski ou de danse, etc.

Je peux donc commercialiser ce talent sur mes heures libres et générer ainsi plus de revenus. Ce supplément de revenus servira alors à rembourser les dettes plus rapidement, tout en vous enlevant le stress du quotidien.

 

2.  Recourez aux bonnes dettes pour investir sur vous-même

Pour générer plus de revenus, il faut que vous ayez une valeur ajoutée à offrir au marché. Et pour apporter cette valeur, vous devez vous-même vous améliorer, vous devez affûter vos aptitudes.

C’est la règle d’or de l’enrichissement. Les gens consomment ce que vous leur vendez s’ils y trouvent une forme de valeur ajoutée.

Donc même si vous êtes déjà couvert de dettes, il ne faut pas avoir peur d’y rajouter des bonnes dettes si celles-ci servent à vous développer pour créer de la valeur et devenir plus riche.

C’est un long processus, certes. Mais c’est le prix à payer. Dans la vie on n’a pas ce qu’on veut mais on ne gagne que ce qu’on mérite.

Alors investissez sur vous même, créez de la valeur, devenez plus riche et débarrassez-vous de vos mauvaises dettes sans altérer votre qualité de vie.

 

3. Listez toutes vos dettes et prenez-les à bras le corps.

Quand on est acculé par les dettes, on est souvent tenté d’adopter la technique de l’autruche face aux appels, aux courriers, aux mails, aux visites des huissiers, initiés par les différents créanciers. Alors on se cache, on refuse d’y penser, on essaie de tracer sa route, tête basse.

La plupart du temps l’erreur est de finir par s’imaginer une montagne alors qu’en réalité on a moins de dettes qu’on ne le croit. Ou tout du moins, leur remboursement est tout sauf insurmontable.

C’est pourquoi la première étape pour se débarrasser de ses dettes, est de commencer par les lister, au centime près.

Listez-les toutes : emprunt pour la maison, la voiture, impôts, découvert bancaire, crédit consommation, paiements échelonnés, dettes fournisseurs, etc.

Une fois listés, appliquez cette règle d’or : Commencez par payer les mauvaises dettes et parmi les mauvaises dettes, payez d’abord celles qui vous génèrent le plus de stress au quotidien.

De nombreux financiers vous diraient de payer d’abord les dettes qui génèrent le plus d’intérêts.  Vu que les intérêts ré-alimentent la dette. Ça répond à une certaine logique. Sauf que ça c’est la théorie.

Ils se trouvent que nous, êtres humains, ne sommes pas logiques. Nous sommes émotionnels.

Et tant que ce sont les émotions qui guident notre vie, il est primordial de se débarrasser d’abord des dettes qui génèrent le plus de stress.

Avec l’esprit libéré, vous pourrez vous concentrer sur l’essentiel, qui est de créer plus de richesse.

Quoiqu’il arrive, restez déterminés !

 

* La barrière psychologique du taux d’endettement représentant 40% de revenus dépend du niveau de revenus. Il est plus juste de parler du reste à vivre. Si le reste à vivre ne permet plus d’assumer votre train de vie naturel, alors on rentre dans la zone rouge.