Lorsque pour une raison ou une autre vous vous retrouvez au chômage, vous pouvez :

– soit déprimer et entamer une belle descente aux enfers ;

– soit rechercher un nouveau job dans la foulée ;

– soit y voir une opportunité de vous ouvrir à de nouvelles possibilités que vous ne voyiez pas jusqu’ici, parce que votre vie d’avant occupait tout votre esprit.

Et si ce « temps libre » était une saison de « redéploiement » personnel et professionnel ?

Voyons ce que ces congés forcés peuvent avoir de bénéfique dans votre nouvelle vie.

 

Profiter du chômage pour se refaire une santé

 

La vie de cadre n’est pas de tout repos.

Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez fait du sport de façon régulière ? Les repas à la va-vite, pris sur le pouce, parce qu’on a des objectifs à atteindre, des dossiers à rendre, la boite mails pleine à craquer… Ça vous parle ?

Vous pouvez tirer profit d’une période de chômage en réapprenant notamment à manger sain et à des heures fixes. Vous pouvez même vous remettre à cuisiner pour vous-même et vos proches si vous aimez ça, et éprouver à nouveau les plaisirs et les surprises des préparations et mélanges d’ingrédients, observer un gâteau « monter » à travers la vitre du four, etc., tous ces petits plaisirs culinaires qu’on ne s’autorise pas, (ou qu’on ne s’autorise que très peu) lorsqu’on travaille à un certain rythme.

C’est l’occasion pour vous de quitter la salle de gym ou votre tapis à la maison pour arpenter les rues de la ville, les parcs, à petites foulées, en profitant de la fraîcheur matinale, des couleurs et des bruits de la vie qui s’éveille à mesure que vous avancez dans votre parcours. Si vous devez reprendre une activité professionnelle, autant le faire en étant en pleine forme n’est-ce pas ?

 

De la torpeur du chômage s’éveillent bien des passions

 

En période de chômage, la reconversion n’est pas souvent loin, notamment lorsqu’on se dit qu’il n’y a pas beaucoup de possibilités de reprendre exactement là où on a été… stoppé.

Être en arrêt professionnel ne signifie définitivement pas mettre sa vie en pause. Tout au contraire.

Prenez un moment et revenez un peu en arrière, avant toute la frénésie induite par votre carrière. Remontez à votre enfance, votre fraîche jeunesse, aux moments où vos rêves étaient purs, libérés des contraintes que la société tend à vous imposer. Qu’est-ce qui vous passionnait ?

Et même, pendant que vous travailliez, quelle est cette particularité distincte du travail que vos collègues reconnaissaient et appréciaient en vous ?

C’est le moment pour vous de recommencer à faire toutes ces choses que vous aimiez faire et que vous avez dû arrêter « à cause » du travail : le chant, la danse, la musique, le jeu théâtral, la peinture, la sculpture, l’ébénisterie, la cuisine, la coiffure, le blogging, le jardinage, l’agriculture, l’élevage, le commerce…

Quelle est cette activité que vous désiriez faire, corps et âme, quelques années en arrière, mais que vous n’avez jamais faite ? C’est l’occasion parfaite pour vous lancer vous ne croyez pas ? De plus, qu’avez-vous à perdre dans le fond ? Votre carrière ?

Allez à des ateliers, à des salons dédiés, apprenez de nouvelles choses, rencontrez de nouvelles personnes, inspirez-vous de celles qui ont su transformer leur inactivité en une vie nouvelle et fructueuse, motivez-vous et lancez-vous.

Voyez les choses différemment. Le chômage doit vous donner de nouvelles perspectives. N’ayez pas peur de considérer et d’évaluer les possibilités offertes par des secteurs d’activité où vous-même vous ne vous imaginiez pas.

Un ancien haut cadre d’une entreprise de téléphonie peut se retrouver à animer des talkshows, ou en cuisine pourquoi pas !?

Si vous aimez les animaux, considérer l’opportunité d’une animalerie ne serait pas idiot. Laissez aller votre regard à tout ce qui s’ouvre à vous, des idées les plus logiques aux plus loufoques.

 

Il serait peut-être temps de faire de votre passion le job de votre vie, et de connaître ce sentiment ultime qu’on ressent quand on vit, avec ses hauts et ses bas, la vie qu’on avait rêvé de vivre.

Le chômage peut devenir une belle expérience de travail, et même une belle expérience de vie, si on le décide, car finalement, il nous donne la possibilité de voir les opportunités qui ont toujours été présentes sous nos yeux, et que le travail ne nous permettait pas de voir ou nous obligeait à ignorer.